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Lettre à notre communauté     

 

Père Jacques

Père Jean-Emmanuel

 

Message de notre Archevêque

Tours, le 27 Novembre 2020

 

Message aux diocésains

 

  Chers diocésains,

 

   Je m’adressais à vous le 20 novembre dernier en vous invitant en cet Avent 2020 qui vient à ne pas perdre l’essentiel, la communion dans la charité. Cette invitation demeure plus que jamais nécessaire pour que notre entrée dans l’Avent et notre chemin vers Noël se fasse dans un climat de joie et de paix.

 

  Cependant, garder cette paix n’est pas facile dans le contexte actuel. Nous savons que nous vivons un événement totalement inédit avec la pandémie actuelle et nous comprenons tous les contraintes dans lesquelles nous sommes. Nous savons tous ce dont nous sommes redevables aux personnels de santé et plus généralement à tous ceux qui portent la situation actuelle, y compris les décideurs. L’inflexion actuelle de l’épidémie ne peut que nous réjouir. Elle demande de rester prudents. Elle ne légitime cependant pas n’importe quoi. L’annonce faite mardi soir et confirmée jeudi matin d’une possible reprise du culte public avec une jauge fixe de 30 personnes est en effet absurde et surtout inapplicable. Elle veut être légitimée par le fait que les offices religieux pourraient être des foyers de contamination. Les études disponibles actuelles ne le montrent en rien. Cette mesure est aussi absurde et arbitraire. Elle est surtout impraticable et sa mise en œuvre impossible. Elle veut faire porter à vos pasteurs la responsabilité d’une discrimination administrative infondée. Comment en effet accueillir 30 personnes et interdire l’entrée à la 31ème ? Comment justifier une même jauge de 30 personnes dans une chapelle de campagne et dans une cathédrale ? Cette mesure tombée d’on ne sait où montre surtout que n’a pas été respectée la demande du juge des référés du 7 novembre 2020 qui invitait le gouvernement à dialoguer avec les cultes.

 

   Frères et sœurs, ce temps de l’Avent commence douloureusement, mais nous ne nous laisserons pas voler la joie de la montée vers Noël. Je suis en lien avec vos prêtres et nous avons échangé avec eux. Ils font tout pour essayer de vous proposer un moment de célébration dès ce premier dimanche. Nous avons suggéré d’augmenter le nombre de messes du dimanche et dans la semaine et d’inviter ceux qui sont plus libres en semaine à laisser la place à ceux qui travaillent le dimanche. Nous avons encouragé à donner la communion eucharistique hors de la messe, comme le droit de l’Église y autorise en cas de force majeure. Pour ma part, je devrais célébrer ce premier dimanche de l’Avent à huis clos dans la cathédrale avec les retransmissions habituelles, la gestion de célébrations dans l’édifice sans mettre en péril la sécurité étant pour l’instant rendue impossible. Nous verrons comment nous adapter après l’expérience de ce dimanche.

 

   Je veux remercier les prêtres pour leur zèle et leur sens de l’adaptation et les fidèles pour leur compréhension et leur souplesse face aux exigences gouvernementales.

 

   Comme le souligne le dernier communiqué de la Conférence des Évêques de France, dont le Président vient de déposer un nouveau référé liberté au Conseil d’État, et dans l’attente de son rendez-vous de concertation avec le Premier Ministre dimanche soir « Le premier dimanche de l’Avent doit nous tourner paisiblement vers le Christ qui vient. ».

 

   Bon Avent malgré tout.

 

‡ VINCENT JORDY ARCHEVEQUE DE TOURS

Message de notre Archevêque

Tours, le 20 Novembre 2020

 

Message pour la solennité du Christ Roi et l’entrée en Avent...

 

 

 

  Aux diocésains de l’archidiocèse de Tours,

 

 Le lundi 16 novembre, le Président de la Conférence des Évêques de France a rencontré le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur. Ils ont fait le point sur la question des cultes en ce temps de pandémie. Le chef du gouvernement a annoncé la possibilité de la reprise publique du culte à partir du 1er décembre selon un protocole sanitaire à préciser. Cela nous donne désormais une perspective et nous permet d’envisager le temps de Noël plus sereinement.

 

  Cela est bien nécessaire dans un contexte général nettement plus tendu que lors du premier confinement. Ce « confinement d’automne » est plus facile par certains aspects - le travail et l’école étant accessibles - mais plus douloureux aussi en raison d’une usure, d’une fatigue et d’un sentiment d’injustice face à certaines mesures dont la cohérence nous échappe parfois. Admettons que la gestion de la crise actuelle est difficile. Cependant l’exaspération cette fois est manifeste et la colère est souvent palpable, y compris dans notre Eglise.

  Cette colère elle-même est complexe, mêlant des motifs variés : la souffrance de ne plus pouvoir nous retrouver en assemblée, le manque de la communion eucharistique. Mais elle manifeste aussi d’autres plaintes : un sentiment de « déclassement » des catholiques en France, certaines formes de mépris ou d’indifférences qu’ils semblent subir dans la société. Cette colère est aussi parfois l’objet d’une instrumentalisation politique, voire d’une victimisation.

  L'Évangile nous présente autour de Jésus lui-même, un monde complexe de croyants fait de zélotes prêts à en découdre, de pharisiens sûrs d’eux-mêmes, de sadducéens compromis et tout un peuple d’anonymes. Mais au Golgotha il n’y aura que quelques femmes dont Marie, debout et silencieuse au pied de la croix et l’apôtre st Jean, le disciple bien aimé, celui qui a appris à demeurer avec Jésus, celui qui a compris que l’essentiel était d’être uni au Seigneur. L’essentiel est la communion ; la communion dans la charité.

 

  Nous relisons pour la fête du Christ Roi l’évangile du jugement dernier en Mt 25 que nous entendions il y a quelques jours pour la fête de st Martin. Un jour, st Martin devait célébrer, mais un pauvre se présente à lui sans vêtement. Son biographe nous assure que Martin attendit que le pauvre soit servi puis ensuite seulement il s’avança « pour offrir le sacrifice à Dieu ». Jésus nous rappelle que la première communion vitale est celle dans la charité et la miséricorde : « laisse là ton offrande devant l’autel ; va d’abord te réconcilier avec ton frère puis viens présenter ton offrande » (Mt 5, 24). Rien ne légitime la désunion et le jugement d’autrui.

  Alors qu’approche le temps de l’Avent, veillons comme Marie, « qui gardait toutes choses en son cœur ». Elle dont les paroles sont sobres, elle qui vit de silence, peut pour cette raison accueillir le Verbe de Dieu. Qu’elle nous aide à avoir des cœurs de pauvres, des cœurs désencombrés, des cœurs apaisés. C’est la condition d’un vrai Noël.

 

  Charles Péguy en 1910, évoquait à propos des causes de la dérive sociétale de son époque, « la dégradation de la mystique en politique ». C’était en 1910.

En cet Avent 2020 qui vient, ne perdons pas l’essentiel : la communion dans la charité.

 

‡ VINCENT JORDY ARCHEVEQUE DE TOURS

 

Messes de la Solennité de Saint Martin

 

Messe solennelle de la fête de la Saint Martin  :

Mercredi 11 novembre à 15h30 à la cathédrale

présidée par Mgr Jordy - célébrée à huis-clos

 

> Messe retransmise en direct

- sur la Page Facebook du Diocèse

- et sur RCF saint Martin.

   (puis mise en ligne sur le site Internet du diocèse après diffusion en direct)

 

podcast : RCF Replay // Vidéos en Direct

 

Message de notre Archevêque

Tours, le 10 Novembre 2020

 

A l'occasion de la fête de saint Martin,

Mgr Jordy adresse une lettre à tous les baptisés...

 

 

     Frères et sœurs, chers amis,

 

   En cette première année de présence au milieu de vous, je souhaite vous adresser cette lettre pour évoquer celui qui nous rassemble en ce jour. De saint Martin, nous connaissons tous, au moins, le geste émouvant du partage de son manteau avec un pauvre près d’Amiens. Nous prions saint Martin. Mais mesurons-nous tout ce qu’il peut nous apporter aujourd’hui encore ? Par une lettre, que je souhaiterais vous adresser chaque année en cette fête, je voudrais aborder des aspects de la vie de notre Saint Patron susceptible d’éclairer nos vies de baptisés, de « disciples-missionnaires » aujourd’hui. Saint Martin a vécu à la suite de Jésus. Son témoignage nous parle encore. Mettons-nous à son école.

 

    Saint Martin, comme vous le savez, a vécu plusieurs vies. Il a été soldat avant de devenir moine et enfin évêque de Tours. Cependant une chose n’a pas changé, c’est son désir de suivre le Christ et de vivre de lui. Sa manière de suivre Jésus est profondément marquée par l’ascèse, un mot qui signifie « exercice » ou « entrainement ». Dans la tradition monastique, l’ascèse est l’effort que met en oeuvre le moine pour apprendre à mieux aimer. Toute la vie de Martin est traversée par une manière de vivre exigeante. Comme soldat d’abord, comme moine ensuite en vivant une conversion continuelle. Mais l’originalité de la vie de Martin c’est qu’il a continué à vivre cette exigence forte une fois devenu évêque. Son biographe nous dit qu’il est devenu évêque « sans déserter pour autant sa profession et ses vertus monastiques » (V.M 10). Alors que des hommes et des femmes quittaient le monde pour aller vivre au désert, Martin devenu évêque continuait à quitter le monde par une ascèse continuelle tout en restant au cœur du monde pour transformer ce monde de l’intérieur.

 

   Cette conversion, cette ascèse se fonde sur la parole de Jésus lui-même : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (Luc 9,23). Il s’agit de mettre nos pas dans ceux de Jésus et de l’imiter au quotidien. Elle vise à vivre les grandes attitudes de Jésus, faisant la volonté du Père, totalement abandonné et aimant d’un amour vrai et juste. On parlera progressivement dans la vie de l’Église des « conseils évangéliques » de pauvreté, de chasteté et d’obéissance pour caractériser ces attitudes. Les religieux s’engagent à vivre ces conseils de manière stable par des vœux. Mais ces conseils évangéliques concernent en fait tous les baptisés, tous les états de vie. En effet tous les baptisés sont appelés à suivre Jésus, à devenir disciple, « disciple-missionnaire » nous dirait le Pape François. La question est peut-être de comprendre comment les vivre aujourd’hui ? Comment les mettre en oeuvre dans nos vies actuelles avec des accents nouveaux en fonction des nouvelles conditions de vie ?

 

    Avant tout, saint Martin a vécu la pauvreté, une pauvreté radicale. La pauvreté, la Bible en atteste, est une question essentielle. Elle peut être matérielle ou spirituelle ; elle peut être subie ou choisie ; elle peut être bonne ou mauvaise. La pauvreté matérielle subie n’est jamais bonne. Elle est souvent le fruit de l’injustice dénoncée par les prophètes et Jésus lui-même (Mt 25, évangile de la solennité du jour). La pauvreté culturelle, intellectuelle et spirituelle est aussi un drame. Mais une forme de pauvreté peut être bonne quand elle est choisie. C’est celle qu’a vécue Martin pour gagner en liberté à la suite de Jésus, pour mettre toute son espérance en Lui. C’est d’ailleurs cette pauvreté qui était une source de sa crédibilité devant les hommes et les puissants.

 

  Nous-mêmes sommes invités à faire des choix pour être plus libres. L’encyclique Laudato Si parle à plusieurs reprises de nos modes de vie. Elle nous invite à faire le choix d’une « sobriété heureuse » (LS 222). Cette attitude consiste à vivre plus simplement, plus modestement pour nous fait gagner en liberté et faciliter le partage. Elle nous libère de la dépendance à une consommation qui peut être tyrannique et étouffer progressivement notre vie intérieure. Le rapport à la pauvreté nous concerne donc tous, d’une manière ou d’une autre. Comment la vivre ?

 

  Saint Martin a vécu la chasteté, comme moine puis comme évêque. Son biographe nous parle de lui comme d’un homme familier avec son entourage mais distant avec les femmes conformément à la tradition monastique dont il dépend. Cependant la chasteté, n’est pas la continence – l’absence de relations sexuelles – mais le fait d’avoir des relations avec autrui qui soient justes et ajustées, sans mettre la main sur l’autre. Elle concerne donc tous les états de vie, même les gens mariés. La chasteté permet des relations libres qui permettent aux autres d’exister, de se développer. Elle met la distance juste, avec respect, dans le rapport aux personnes, mais aussi par rapport aux objets pour garder sa liberté intérieure et avoir un cœur vraiment donné à Jésus.

 

  Aujourd’hui certainement la chasteté concerne la relation aux personnes mais peut s’étendre à nos relations aux objets, particulièrement les objets connectés et les écrans. On peut parler de « chasteté numérique » à vivre. Dans combien d’existences, voire de relations familiales, l’objet connecté est la réalité pour laquelle on a le plus d’attention ? On donne ainsi plus de temps aux écrans qu’à quiconque jusqu’à arriver à des formes de dépendance. Plus grave encore, le numérique, par des mécanismes psychologiques de récompense habilement exploités par des réseaux sociaux, peut conduire à une vraie addiction, une addiction « amorale ». En effet, sur les réseaux sociaux, s’abritant derrière l’anonymat ou des identités masquées, on se livre à la médisance, à la calomnie, à la critique sans vergogne et comme si cela n’altérait pas notre relation à Dieu. Comment vivre cette dimension particulière de la chasteté ?

 

    Saint Martin a vécu l’obéissance. D’abord comme soldat. Mais dès qu’il a voulu suivre le Christ pleinement il a eu immédiatement soin de se choisir un maître en la personne de saint Hilaire. Il savait que l’obéissance serait sa sécurité sur son chemin de disciple. Il savait qu’obéir c’est « prêter l’oreille », entrer dans une écoute profonde, une écoute du cœur qui est une aide essentielle à la suite de Jésus pour grandir car « nul ne peut se conduire lui-même ». Son obéissance était intérieure, à un père spirituel, mais elle était surtout une obéissance à l’Église.

 

    Aujourd’hui, l’obéissance est souvent malade. Nous vivons dans une culture où l’émancipation personnelle est essentielle, et où toute autorité est d’abord perçue comme une oppression et une atteinte à l’épanouissement personnel. Plus encore, en vrais enfants de la modernité, notre obéissance, si elle existe encore, est souvent devenue subjective. Nous obéissons à ce qui nous plait ou à des voix qui viennent conforter nos opinions. Des voix qui ne libèrent pas. Comment entrons-nous dans une obéissance lucide, aimante et libératrice ?

 

  Aujourd’hui, frères et sœurs, nous célébrons la fête de saint Martin. Qu’apprenons-nous de lui aujourd’hui sur le chemin de la sainteté qui est le nôtre ? Qu’apprenons-nous de lui sur notre chemin de disciple-missionnaire ? Qu’apprenons-nous de lui qui nous aide à rencontrer Jésus et à rayonner la joie de l’Évangile ? Qu’apprenons-nous de lui pour servir nos frères, en particulier les plus pauvres et les plus fragiles ?

 

    Qu’il nous revête du manteau de la grâce pour que nous vivions comme lui du Christ. C’est la condition de la fécondité de la mission aujourd’hui.

 

 

    Qu’en cette fête de saint Martin le Seigneur, par son intercession, vous bénisse tous.

 

‡ VINCENT JORDY ARCHEVEQUE DE TOURS

 

Nos églises vous sont ouvertes

 

PAROISSE NOTRE DAME DES VARENNES

 

A l'Eglise de la Médaille :

- Le samedi de 10h00 à 11h30

  Temps d'adoration et de confession

 

 

Au Presbytère de la Médaille :

- Le mercredi de 10h00 à 11h30

  Temps d'écoute

 

# Paroisse Confinée

   

Avec la mise en place d'un second confinement, toute notre vie ecclésiale est de nouveau bouleversée. Ainsi, à compter du mardi 3 novembre :

 

  Comment vous accompagner au mieux ? C'est la question à laquelle notre archevêque, Mgr Jordy, mais aussi vos curés, Equipes d'Animation Pastorales (EAP), et services diocésains ont de nouveau à l'esprit, suite à la suppression des célébrations publiques et de nombreuses rencontres...

 

AU NIVEAU PAROISSIAL

- les funérailles (avec, au maximun, 30 personnes présentes) sont autorisés.

- les mariages (avec au maximun, 6 personnes présentes) sont autorisés.

 

- les églises peuvent rester ouvertes (et le sacrement de réconciliation peut y être donné à condition de respecter les règles sanitaires en vigueur).

 

- les célébrations publiques sont à nouveau supprimées... mais vos prêtres continuent de célébrer à huis clos, et de prier, témoigner, échanger... grâce au téléphone, aux mails, à Internet. Renseignez-vous directement auprès de votre paroisse pour en connaître le détail.

 

AU NIVEAU DIOCÉSAIN

- Mgr Jordy nous donne à nouveau rendez-vous sur RCF Saint-Martin Touraine :

 

>>> Du lundi au vendredi, à 11h55 (rediffusée à 18h55). A réécouter en podcast.

 

>>> Chaque dimanche, à 10h00 (à compter du 8 novembre 2020), pour la messe, à huis-clos, en direct de la cathédrale St-Gatien. Messe retransmise également sur la page FACEBOOK du diocèse.

 

>>> A NOTER : la messe solennelle du 11 novembre, présidée par Mgr Jordy, sera elle aussi célébrée à huis-clos, à la cathédrale, à 15h30. Messe retransmise en direct sur la page FACEBOOK du diocèse (puis mise en ligne sur ce site Internet et RCF saint Martin).

 

Messes de la Toussaint 2020

 

Messe anticipée de la Toussaint :

Samedi 31 Octobre 2020 à 18h30 à l'église de La Ville aux Dames

 (Place du 11 Novembre à La Ville aux Dames)

 

 

Messe de la Toussaint :

Dimanche 1er Novembre 2020 à 10h30 à l'église de La Médaille

(3 avenue de la République à St Pierre des Corps)

 

Messe des Défunts :

Lundi 02 Novembre 2020 à 19h00 à l'église de L'Assomption

(28 avenue Lénine à St Pierre des Corps)

 

Message de notre Archevêque

Tours, le 30 octobre 2020

 

   Frères et sœurs, chers diocésains, Nous l’avons appris mercredi soir, notre pays va connaître un nouvel épisode de confinement. La pandémie de Covid-19 connaît une « seconde vague » qui marque toute l’Europe et qui conduit à des décisions similaires dans d’autres pays. L’objectif, nous la savons, est de ne pas saturer les services de réanimation pour éviter de ne pas avoir à sacrifier des malades.

 

   Nous avons déjà connu un tel épisode au printemps dernier. Mais les conditions ne sont plus les mêmes. Au printemps, la sidération, la surprise étaient fortes. Nous avons vécu un temps de confinement qui a pu être une expérience très variable selon nos conditions de vie, nos âges, l’état de notre santé. Ce nouveau confinement nous surprend moins. Les conditions ne seront pas tout à fait les mêmes, au plan scolaire, au plan économique. Au plan des cultes nous retrouverons les conditions douloureuses que nous avons connues à l’occasion du premier confinement. Les célébrations publiques ne seront pas autorisées mais les églises resteront ouvertes et la célébration des funérailles sera possible.

 

   Je sais bien que, pour chacun et chacune d’entre vous, ce temps sera difficile. Mais surtout le choc du premier confinement, le poids psychologique, moral de la pandémie, ont laissé des traces. Plus encore, j’apprends à l’instant où j’écris ces lignes la nouvelle d’un attentat odieux à Nice. Les tensions dans notre pays, l’instabilité internationale nous marquent et nous usent peu à peu. Il nous faut rester debout et fidèles à notre vocation chrétienne.

 

   Pour cela, nous ne sommes pas sans ressources spirituelles. Bien entendu, nous serons à nouveau privés des sacrements, et cela est douloureux. Mais écoutons l’apôtre St Paul depuis sa prison, lui qui vivait une autre forme de confinement : « Frères puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force … prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre, en œuvre pour tenir bon » (Eph 6,10-20). Lors du premier confinement vos prêtres et leurs équipes ont fait preuve d’initiatives pour vous accompagner. Je sais qu’ils sont prêts à continuer à vous accompagner encore avec dévouement. Pour ma part, je continuerai à être présent comme je l’ai fait lors du premier confinement avec l’aide de nos médias diocésains et surtout de ma prière en communion avec vous.

 

   L’important, dans le temps qui vient, est de nous appuyer sur une vraie sollicitude les uns envers les autres et sur nos ressources humaines et spirituelles. L’important est de ne pas vivre dans le ressentiment, le découragement ou la colère. L’important est de prendre appui sur Celui qui est notre force, le Christ Jésus. L’important est d’avoir une attention pour les plus faibles, les plus fragiles autour de nous : les personnes âgées, isolées, malades, en fragilité sociale et matérielle.

 

   Alors que nous fêtons la Toussaint, soyons attentifs, pour les temps qui viennent, à la communion des saints, à ce lien mystérieux qui fait l’unité entre nous et assure le lien entre l’Eglise du Ciel et de la Terre. Alors qu’arrive la fête de saint Martin demandons son intercession. Qu’il nous donne de vivre une charité active, qu’il nous donne de vivre une relation forte avec le Christ et de « fortifier en nous l’homme intérieur ». (Col 1, 11)

 

   Que cette fête de la Toussaint et celle de saint Martin qui vient nous donne d’élever notre regard jusqu’au Ciel qui est le but de notre vie (cf Col 3, 2) tout en ayant un regard juste pour servir et demeurer dans la paix ici et maintenant.

 

‡ VINCENT JORDY ARCHEVEQUE DE TOURS